Où sont passés les cybercafés ? Il y a quelques années, ces boutiques mettant à disposition de leurs clients des ordinateurs connectés à Internet se multipliaient dans les centres-villes, les rues commerçantes ou à proximité des gares.
Aujourd'hui, les "cybers" ont presque disparu. Dans certaines villes, on peut marcher longtemps avant de trouver une enseigne ornée d'une arobase. "A Pau, le nombre d'établissements est passé, en cinq ans, de six à un seul. Plus de la moitié des boutiques ouvertes au début des années 2000 ont maintenant fermé. J'ai moi-même mis fin à cette activité en 2005", témoigne Maurice Frinchaboy, informaticien dans un lycée agricole et fondateur du site www.cybercafe.fr, qui répertorie environ cinq cents établissements en France.
La généralisation de l'ordinateur à domicile ainsi que la démocratisation de la connexion WiFi (sans-fil) et des terminaux mobiles sont bien sûr à l'origine de ce déclin. En ville, les cybercafés ne s'adressent plus aux étudiants ou aux jeunes actifs, comme à leurs débuts. "La clientèle est constituée de personnes disposant de faibles ressources ou de travailleurs étrangers qui gardent un contact avec leur pays d'origine par courrier électronique ou par la téléphonie en ligne", témoigne Riad, qui tient une boutique dans le quartier populaire de Belleville, à Paris.
Les créateurs d'établissements sont désormais plus attentifs à la demande. "L'effet de mode est passé", note M. Frinchaboy. Les "cybers" s'installent au plus près de leurs clients potentiels : "Dans les petites villes, où l'accès à Internet est moins développé, mais également dans les zones touristiques ou à proximité des établissements scolaires", assure le spécialiste.
ACTIVITÉS DIVERSIFIÉES
A Besançon, Farid Laaguel a ouvert un établissement dans un quartier animé, un peu en dehors de la boucle du Doubs qui enserre le coeur historique de la ville, mais à deux pas d'un lycée. "La seule activité cyber ne me permet pas de vivre, néanmoins les lycéens viennent en groupe pour pratiquer des jeux vidéo. Même ceux qui disposent d'un ordinateur à la maison préfèrent l'ambiance de la boutique", raconte-t-il.
Les cybercafés sont amenés à diversifier leurs activités. Outre les jeux, ils vendent désormais des travaux de bureautique ou des photocopies. "Nous disposons d'une clientèle de touristes américains et proposons aussi des formations informatiques aux entreprises comme aux particuliers", raconte Yannick, patron du "Vieux Cyber", dans le centre de Nice.
Certains établissements, telle cette boutique installée près de la gare de La Part-Dieu, à Lyon, jouent même le rôle d'écrivains publics : les gérants rédigent, contre une menue rétribution, des lettres pour le compte de leurs clients.
Je suis entrain de monter ma boite c'est exactement ce que je dit a tout le monde, la diversité. C'est ca qui fait vendre, un cyber seul c'est bien mais ca remplis pas le frigo. Le reste par contre c'est plus qu'obligatoir.
oui ce n´est pas évident pour un cybercafé d´être dans la tendance...il faut savoir ce recycler, j´ai un ami qui donne des cours d´informatiques, cela lui permets d´arrondire un peu ses fins de mois
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